Le G7 s'est achevé sans que les droits des femmes n'aient été abordés. La raison ? Trop "confrontationnel" selon Emmanuel Macron, qui voulait éviter une crise diplomatique avec l'allié américain Donald Trump. Pourtant le backlash sur les droits des femmes n'a jamais été aussi important. En Hongrie, en Pologne, aux Etats-Unis, c'est d'abord à l'IVG que s'en sont pris les gouvernements.
Aux États-Unis, il est désormais plus difficile pour les personnes qui ont changé de nom au cours de leur vie, comme les femmes mariées, de voter. Et la Heritage Foundation, organisation très conservatrice, a un long programme pour remettre les femmes dans les foyers plus que n'importe où ailleurs dans la société.
Pourtant, les droits des femmes sont comme le canari de la mine : annonciateur de ce qui va advenir. Chaque fois que ces droits-là sont attaqués, ceux des autres minorités le sont également dans la foulée. Un détricotage des acquis de l'égalité qui sont, in fine, un affaiblissement grave de la démocratie, expliquent les organisations féministes du Women 7, une coalition de 260 associations issues de 62 pays.
Lucie Daniel de l'association Equipop, et Jeanne Lacou de CARE France font l'état des lieux et en expliquent les risques.