Ce 30 juin marque la fin de l'ultimatum lancé par des groupes très organisés contre l'immigration en Afrique du Sud. Ces derniers exigent que les étrangers sans-papiers quittent le territoire et pour mettre la pression, ils ont annoncé organiser des manifestations. Résultat: 25.000 ressortissants étrangers ont été exfiltrés par bus ou par vols de rapatriement volontaire mis en place par le Nigeria, le Malawi, le Ghana, le Zimbabwe ou encore le Mozambique. Au total, quatre personnes ont déjà été tuées et les autorités craignent à de nouveaux actes de violence. Les groupes anti-immigration reprochent aux ressortissants étrangers de voler le travail des Sud-Africains alors que le pays est confronté à un taux de chômage supérieur à 30%. Ils leur sont également reprochés d'encombrer le système de santé et de contribuer à la criminalité dans le pays, avec ses 60 homicides quotidiens.