Le chef des droits humains de l’ONU a exhorté mardi Le Caire à mettre fin à une pratique de détention arbitraire utilisée pour réduire au silence les critiques du régime. Derrière l’euphémisme administratif de « rotation » se cache en réalité une mécanique aussi inhumaine qu’implacable : au moment où un prisonnier doit être libéré, de nouvelles charges sont aussitôt portées contre lui, prolongeant indéfiniment sa détention.